Dijon / Bastia - La chute de l'Equipe Bleue :

Le 11 septembre 2009, avec l'appui de la CCM, seize joueurs de football du Sporting Club de Bastia sont envoyés en mission à Dijon, en France continentale, pour décrocher une victoire et faire passer une sale soirée aux associés de Désiré Périatambée, un chef de guerre local. Cette opération de routine vire rapidement au cauchemar lorsque les bastiais sont pris pour cibles par les factions armées rebelles et la population, résolument hostiles à toute présence étrangère sur leur territoire... (Source: AlloCiné.fr)


La chute de l'équipe bleue

15 jours sans défaite, le Sporting n'a jamais été invaincu aussi longtemps. Comme quoi la mini-trêve internationale n'a pas que des mauvais côtés... Aux portes de la zone rouge, les bleus se devaient de réagir en allant récupérer les points perdus face à Laval du côté de Dijon, une équipe qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui compte dans ses rangs des joueurs expérimentés comme Eric Carrière, Périatambée, Morisot ou encore Isabey.
Privé en défense de Meniri, Martial et Cubilier, Philippe Anziani avait du pain sur la planche pour constituer une ligne défensive à la hauteur allant même jusqu'à rappeler Darko Dunjic pour le mettre sur le banc. Ainsi l'axe était confié à Lingani et Adenon et les côtés à Cahuzac et Harek. Autre chantier entrepris par le coach bastiais, le système de jeu avec un passage au 4-5-1, cher à Casoni à une différence prêt, l'absence de soutien à l'attaquant de pointe. On retrouvait donc Kambou devant la défense avec de part et d'autre de sa personne, Ghisolfi et Arrache sur la gauche et Jau et Khazri sur la droite. Devant Pierre-Yves André était livré à lui-même. L'objectif est clair: ne pas encaisser de but et en planter un en contre voire pas du tout.

Les deux équipes débutent le match tranquillement et il faut attendre la quinzième minute pour assister à la première accélération du match. M'Vila déborde Harek et centre devant le but pour Mandanne qui se troue et c'est finalement Touati qui reprend au second poteau mais expédie le cuir largement au-dessus.
Dijon commence alors à pousser et obtient plusieurs corners. Toujours fébriles sur ce genre de situation, les bastiais commettent encore une erreur de marquage en laissant M'Vila seul au second poteau mais le milieu dijonnais tergiverse et frappe au dessus de la barre.
Bastia tente de réagir mais ne parvient pas à approcher des vingt-cinq derniers mètres et Ghisolfi s'essaie à un tir de loin qui passe tout près des buts de Malicki. Puis Harek récupère un ballon mal dégagé par Dijon, pénètre dans la surface mais rate complètement son tir qui finit...en touche.
Juste avant la mi-temps, Dijon réplique et sur une touche au niveau du point de corner, le ballon tarde à être dégagé d'un gros coup de pied vers l'avant, Lingani a aussi l'occasion de repousser la balle de la tête mais anticipe trop son geste ce qui profite à Touati dont la reprise molle est repoussée, par un Novaes de nouveau mal inspiré, dans les pieds de Ribas qui prend le meilleur sur Adenon pour ouvrir le score. Un but gag, où dès lors qu'un joueur se loupe, il n'en existe pas un capable de rattraper les choses. Bastia, en proie au doute? Arf, si peu...


Ça ne passe toujours pas... - Source: Corse-Matin (12/09/09)

Au retour des vestiaires, Ghisolfi ressentant encore des douleurs à sa cuisse (Le staff médical s'est semble-t-il mis à la hauteur d'Albert Pieri, c'est bien) laisse sa place à Gaffory. Bastia revenu avec de meilleurs intentions joue plus haut et André moins seul devant respire un peu plus. Le capitaine bastiais va d'ailleurs adresser un bon ballon vers Gaffory dont la reprise acrobatique frôle le poteau de Malicki, pas malheureux sur ce coup-là. De quoi redonner du punch et des espoirs aux Bleus, mais non, plus rien, le vide inter-sidéral, un jeu qu'on pourrait qualifier, en l'absence d'objection de Charles Orlanducci, de « nébuleux ».

5 défaites en 6 matches, une position de relégable, aucun buts marqués à l'extérieur, une rupture assez nette entre dirigeants et supporters,...bref, le tableau est sombre, très sombre. Objectivement, sauf départ d'Albert Pieri, retour d'Anziani à la formation et arrivée d'un entraîneur un brin roublard, je ne vois pas le Sporting lutter pour autre chose que le maintien jusqu'à la dernière journée.
Dès lors à qui s'en remettre? Au douzième homme? mais les supporters sont pieds et poings liés, presque bâillonnés, et donc il ne faut pas espérer un impact auprès de joueurs comme Arrache incapables de se transcender?
Non, mes amis, le Sporting ne peut pas plus être dans la merde...c'est d'ailleurs là la seule once d'optimisme qu'il nous reste.


La Feuille de match:

DIJON
1 - 0
BASTIA
STADE GASTON GERARD
6016 spectateurs
Arbitre: M. Djouzi

Buteurs:
41' RIBAS

Cartons jaunes:
83' M'VILA
70' PERIATAMBEE
11' CAHUZAC
61' KAMBOU
73' ADENON
90' GAFFORY

Cartons rouges:

Equipes:
1 MALICKI
3 VOSAHLO
5 ZYWIECKI (c)
27 LEBRUN
6 PERIATAMBEE
10 CARRIERE
17 TOUATI par MORISOT (63')
19 SOUPRAYEN
24 M'VILA par ISABEY (91')
22 MANDANNE par BOATENG (86')
23 RIBAS
1 NOVAES
2 ADENON
3 LINGANI
21 HAREK
11 ARRACHE
18 CAHUZAC par DUNJIC (87')
24 GHISOLFI par GAFFORY (46')
25 KAMBOU par NIANGBO (79')
26 JAU
7 KHAZRI
20 ANDRE (c)

Non entrés en jeu:
30 GRANDEL
9 KITAMBALA
16 AGOSTINI
22 MUSTIVAR


Les réactions d'après-match:

- Philippe ANZIANI: « Nous avons produit un peu de jeu, sans parvenir à nous procurer beaucoup d’occasions. Il y a eu une erreur défensive que nous payons cash. Il va falloir faire preuve de plus de percussion. »

- Patrice CARTERON: « Cette victoire est importante. Nous avons montré beaucoup plus de stabilité à tous les niveaux. Collectivement, il y a un vrai bloc équipe. Il va maintenant falloir être plus conquérants à l’extérieur. »


Le résumé vidéo:



Le classement:

En attente des autres rencontres de la 6ème journée de L2...